Les chevaux murmurent à l’oreille des sourds…

Les chevaux murmurent à l’oreille des sourds…

… c’est alors qu’un véritable dialogue d’âme-à-âme se met en place… il existe des cavaliers qui autorisent et encouragent les chevaux à leur murmurer de doux « mots ».

Il ne se passe pas une minute sans que les chevaux nous parlent.Lorsque nous sommes en contact avec eux, vous ne le savez peut-être par mais chaque gestes est une question à laquelle le cheval répond. Parfois bonnes …

Parfois moins… le tout est d’en tirer de bonnes leçons…

Certains actes peuvent être considérés comme de « la domination » (entre inter-espèce… si pour vous elle existe), de « la méchanceté et de la haine », n’est en réalité pour moi, qu’une réponse à un ordre ou une « agression » (vue par l’œil équin)…  un geste que l’on pourrait qualifié humainement et poétiquement de « désespoir » pour se faire entendre, ou plus banalement et simplement : l’incompréhension de l’homme vis-à-vis des « préventions » que le cheval nous a donné quelques minutes ou secondes auparavant. Un grand « Merde ».

J’en parle très superficiellement lors de mes articles, je relate sans cesse qu’il faut « écouter » son cheval, j’ai décidé d’en faire un article, pour pénétrer vos pensées et libérer les miennes.

Un exemple parmi tant d’autres, que je retrouve assez souvent  : Les cavaliers emploient un terme très jovial et positif, alors qu’il n’en ait rien. Lorsque l’on dit que le cheval « joue » avec son mors, notamment les chevaux qui découvrent le mors : ils le mâchouillent, le croquent, essaient de le recracher, ce que tout le monde a l’air de trouver drôle d’ailleurs car ils s’exaltent devant en balbutiant un : « Mon cheval joue avec son mors, il le croque, le balade de droite à gauche…Hihi » En toute honnêteté, sans jouer ma rabat-joie, j’aurai un fil de fer qui m’entraverait la bouche, je l’arracherais de mes propres mains, et malheur à celui qui oserait clamer : « Mais on a vu que tu jouais avec! » … l’homme a tendance à tout dédramatiser dès que cela touche à ses responsabilités; mais pour lui-même il aura tendance à tout dramatiser, c’est bien connu! « J’ai cru que j’allais mourir avec ce fil de fer, j’ai vu ma vie défiler devant mes yeux… Quoi? Les chevaux ont pires ? Impossible! De toute manière on a toujours vu les chevaux être montés en mors »

Pardon d’interrompre vos croyances ici,  mais, ça n’est qu’un terme-mirage – le cheval ne joue pas avec son mors, il en est gêné et il vous le fait savoir, il a exactement le même comportement qu’on aurait pu avoir dans un cas similaire au leur, sans anthropomorphisme mais plutôt avec logique et compassion.

Évidemment, c’était un exemple parmi tant d’autres qui collait bien au blog. Mais ; malheureusement peu d’entre nous font l’effort de décrypter le langage du cheval.

« Mon cheval secoue la tête » ; « mon cheval m’en veut »; « mon cheval n’aime pas ce mors » ; « mon cheval ne veut pas avancer » ; « mon cheval part en maxxxxi-rodéo dès que je met le pied à l’étrier » ; « mon cheval est nerveux dès que je le sors du box pour le travailler » …

Et pourtant, on ne cesse de remettre en cause les qualités mentales du cheval, son comportement qui n’est pas assez « stable », tout ce qui peut l’entourer (les arbres, les fleurs, …) – ils s’attendent beaucoup à ce qu’un cheval… ne bouge pas d’un sabot, et surtout il ne doit en rien se rebeller… nous sommes chefs! Pour résumer, une peluche ferait l’affaire? D’ailleurs contrôler un être vivant éveillerait-il ou soulagerait-il notre perversité de névrosés?

Jour de chance! J’ai une solution! 

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Encore trop peu de cavaliers remettent véritablement en cause les bonnes choses… Pourtant, les réponses sont sous nos yeux, suffirait juste d’avoir un peu d’humilité pour s’intéresser à ce que le cheval nous dit, cris, et hurle, afin de modifier la trajectoire de nos âneries.

Un autre petit exemple très simple et très courant, « mon cheval secoue la tête, ne supporte pas la main ni le contact… RAS dentition – Quel mors pourrais-je lui mettre? Il a un aiguille à gros canon! »

Tout le monde tombe dans le panneau – « il faut travailler, il s’habituera au bout d’un moment » ou « met lui un mors plus dur » ou encore « Achète tel mors »  alors qu’en réalité, ce cheval ne supporte pas le mors, trouvons une autre solution pour son bien! Tant pis ça arrive.

« Mon cheval est nerveux, dangereux dès que je le sors de son box – J’essaie de le travailler mais il ne fait que des bêtises« 

« Mon cheval ne veut pas se laisser toucher les oreilles, Pourquoi? »  “Insiste!” conseille t-on.

Pourquoi insister? Il y a forcément des maux qui peuvent se cacher derrière ce refus, une mauvaise expérience (ça n’est pas forcément en faisant pire, que l’on règle les mauvaises expériences … et insister c’est pire, violer une décision, un refus d’obtempérer, la contrainte est une sorte de viol.)

Si il y a des maux = les soigner ; faire le nécessaire – si il y a mauvaise expérience : cela se fait progressivement avec des moments de détente et agréable (grattouille, etc) – et si c’est un refus (non-acceptation de la main : il faut du temps, et son accord -)

Et… parfois même, le cheval a son caractère et des humeurs qui lui sont propres (oui, oui, je vous l’assure !), les humains oublient parfois qu’un animal est doté d’une âme, et de pensées et qu’il n’y a pas que l’homme qui a le privilège d’être en possession et à l’écoute(quoi que…) de ses envies. Mais ça… Personne ne nous l’apprend véritablement, nous naissons en pensant que n’importe qui/quoi nous doit des comptes et est à notre service.

Le respect de son cheval passe avant tout par l’humilité du cavalier ; accepter que son cheval dise « non »; qu’il contrôle lui même nos limites (la base d’une entente est le respect mutuel) et c’est très important. Un cheval qui dit non, dont un cavalier n’en prend pas connaissance ; est un cheval qui n’est plus respecté et entendu.

Rien ni personne ne doit prétendre penser que le cheval nous doit quelque chose – Le cheval ne doit rien à personne, et si vous raisonnez à l’inverse de cela ; vous n’entretiendrez seulement que de la contrainte mais en rien de l’amitié ou une quelconque complicité.

Le plus beau des moments passé avec votre cheval, c’est lorsque vous n’attendez rien de lui.

Johanna & ses chevaux

Un fouaille-ment de queue, une oreille tournée, une tête qui remonte vivement, ou qui se secoue, … et bien d’autres langages gestuels, ne sont que des mots qui attendent d’être compris et surtout prit en compte. Le principal but et la principale importance sont de les voir, seulement après il faut envisager de les comprendre… et surtout dans le bon sens.

Le cheval voue aussi une écoute presque entière à son cavalier…

« Ton cheval se fiche de toi, il se moque de toi, il ne t’écoute pas » – « Il faut le remettre en place » – « Secoue-le »

Les seules êtres qui sont aptes à jouer, n’est que l’être humain, en l’occurrence : vous.

Le cheval ne teste pas -il souhaite être sûr de ne pas avoir à faire à un boulet qui l’entraverait- Ne fait pas semblant, ne joue pas un rôle, ne boîte pas pour échapper à une séance… (ceux qui le font, viennent surement d’une autre planète – Fuyez!)

L’incompréhension, les demandes peu claires d’un cavalier à son cheval, un geste prit pour une agression, une incapacité d’effectuer un exercice, des maux, un cheval qui n’a pas envie, du matériel non-adapté qui le font souffrir, une erreur de notre part… et bien d’autres choses encore, où vous êtes dans l’obligation de comprendre et d’agir…ce sont ces couacs qui créaient des discordes dans notre « couple »…mais quoi qu’il arrive, l’homme est, en grande partie, la cause de ces couacs. Les chevaux s’expriment, soit nous décidons de les faire taire, soit nous décidons de les écouter… Mais quoi qu’il en soit, le cheval ne cesse de s’exprimer jusqu’à, malheureusement, un moment où il subit un point de non-retour. ( Pour vous faire une idée : Je pense aux chevaux de certains clubs notamment…)

Se permettre de penser que le cheval possède du vice, et qu’il n’effectue pas une demande, ou adopte un comportement violent voire dangereux en pensant qu’il fait cela dans l’intérêt de nous agacer, c’est lancer sa relation droit dans un mur – parce que l’homme qui pense qu’effectivement, le cheval est vicieux, est un homme qui ira forcément vers une facilité de penser … en quelques mots : il est plus simple de rejeter la faute sur un animal que sur soi. Ouvrir la porte d’un anthropomorphisme égoïste, ça n’est pas rendre service à l’animal… loin de là…

Pour conclure, nous demandons aux cavaliers une grande remise en question dans le bon sens, une éternelle écoute, des tonnes d’humilités et de tolérance, et surtout à la place d’écouter les autres cavaliers qui supposent des choses qui vont à l’encontre du cheval et qui ne font que répéter machinalement ce qu’ils ont apprit parfois bêtement ; écoutez vos chevaux… les yeux fermés. Cela devrait être la véritable définition de la passion équine et équestre. Aucun cavalier ne détient la vérité équine – seul le cheval la détient entièrement et surtout véritablement – l’équitation n’est pas que des barres alignées au fond d’une carrière, ni même un cabré parfaitement exécuté, ni un changement de pied au galop, encore moins un piontage propre,un box bien paillé, ou un mors à strass et à paillettes… l’équitation c’est d’abord de l’amour démesuré pour nos fidèles compagnons à quatre sabots, vient ensuite le mental, la réflexion, et ensuite, commence le corps à corps sans faille…

A partir de là, vous pourrez vous considérez comme un bon cavalier et confident.

Evitez à tout prix d’adopter cette attitude pour votre estime, votre cheval et votre relation.

En abandonnant l’obsession du contrôle d’un être qui vous donne démesurément. Le cheval ne nuit volontairement à personne, ce qui entravera la relation de votre ami et vous, ne seront que vos erreurs perdues, sans une compréhension du pourquoi et une éventuelle rectification. Tout est bon pour avancer dans la vie, en marchant seuls, ou côte-à-côte.

Les réponses sont sous nos yeux. N’oubliez jamais que notre passion doit être réciproque ; entre cheval et cavalier.

Un cheval ne naît pas pour être à notre service… Il naît pour vivre avant tout, et c’est pourquoi le partage est important …aussi important que de ne pas faire comme si l’équitation était une évidence pour le cheval…

Notre écoute est primordiale,  il faut se donner avant de demander à nos chevaux de se livrer à nous.

Cela va bien au delà que l’écoute au sens propre… oh oui… bien au delà…

Nouveau départ, pour une nouvelle vie – Les licenciés des courses H.

Tous les « propriétaires » de réformés de courses ont au moins une fois vécu les situations qui suivent, (caricaturée ou non, le paroxysme de certaines situations…ou non

Les multiples et différentes offuscations possibles lorsque nous répondons poliment à la question :

De quelle race est votre cheval?

Trotteur français – Pur Sang Anglais / Aqps

Situation numéro 1 : « Un réformé? *Pfeu!* »

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Situation numéro 2:

« C’est limité comme cheval, non?! »

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Notez l’affirmation dans la fausse question où forcément intérieurement on se dit : « Limité, limité… ils le sont toujours moins que toi. »

Situation numéro 3 : Aucune explication possible.

J’aurai peut-être dû préciser que les réformés étaient des chevaux, qui plus est, herbivores!

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Et enfin, viens la compassion pitoyable, comme si nous vivions nos derniers instants dans ce bas monde.

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Et plus positif, dès que l’on parle de réformés, nous sommes prit pour des :

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Je tiens à rassurer les personnes qui se sentent agressées ; que bien sûr et heureusement qu’il y a des personnes qui ne jugent en rien nos amis les réformés.

Nous, responsable de réformés, ne sommes pas que des victimes en mal d’amour, non.

Et je suis heureuse pour celles ou ceux qui n’en ont jamais prit plein la figure. Mais tous le monde n’est pas tous le monde !  🙂

Enfin bref, vous l’aurez compris, nous sommes prit soit pour des fous, des irresponsables, des « bah t’es pas au courant? »,  invisibles aux yeux des autres, soit pour des super héros, ou pire encore,

nous sommes obligés à répondre à des centaines de questions  afin de justifier notre choix.

Notre réaction quand on se retrouve entre copines-propriétaire de réformés :

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Quand à ma petite anecdote sur un salon assez réputé, dans une grande ville, j’ai demandé conseil à un sellier (du dimanche aussi) pour une selle, qui s’est de suite empressé de me demander de quelle race était mon cheval, soit.

Après avoir avoué fièrement ses « origines » j’ai eu le privilège d’avoir une réponse muette, mais très distincte : « Ah…, et en plus ces chevaux là sont d’un compliqué caractériellement. »,à ce moment là, j’aurai été plus à l’aise de passer une Douane avec 200 kilos de produits illicites dans ma voiture, que d’avoir à supporter ces jugements.

J’ai donc pensé que j’avais pu perdre connaissance, et qu’entre temps, je me serai éventuellement retrouvée devant une psychologue pour cavaliers dépressifs (du dimanche, toujours!) mais non, j’étais bel et bien toujours sur le stand du sellier, qui attendait impatiemment que je lui réponds : « Quelle gentillesse d’avoir tant de compassions pour moi, qui ai forcément acquis un monstre de cheval qui me mène la vie dure, monsieur »

« Réformés » est un terme péjoratif aux yeux des gens, mais si vraiment on veut se la racler, nous pourrions exposer la vérité, en arborant fièrement les origines de nos chevaux, profiter pour glisser un petit « Il était trop doué, ils ont préférés stopper les courses, et je n’ai pas voulu qu’il coure le prix d’Amérique/l’Arc de Triomphe! Trop de pipol! »

Qu’est ce qu’un réformé et pourquoi mon cheval est un réformé des courses ?

Un réformé est un cheval. (Oui, certains en doutent !)

Les chevaux de courses sont entraînés dans le but de travailler leur souffle, puis ensuite leur vitesse pour courir en courses. Dès leur début (à l’entrainement par exemple) ils peuvent déceler un cheval qui n’aura pas le cœur à courir, ou lors des qualifications il se peut qu’il ne fasse pas les temps. Donc non-qualifiable. Lorsque le cheval est qualifié, il court mais doit avoir un montant de gain précis pour continuer. Sans quoi, il ne pourrait plus courir et donc finir réformé.

Cependant, il n’est pas rare que les chevaux qui atteignent dix ans (limite maximale pour courir en France) soient mis en « retraite ».

Ça ne veut pas forcément dire que ce sont des ratés, des chevaux limités ou cassés. Mais ce sont des chevaux sélectionnés pour leur race, athlétiques, qui ne rentrent pas dans le moule des courses.

J’ai beaucoup entendus des personnes ayant des à priori sur les TF ou les PSAN (bien que les TF sont le plus souvent critiqués) « Pas beaux », « trop contraignants », « réformés, donc pas de moyens sportifs », « sauteurs du dimanche », « dresseurs du dimanche », « idiots », « vu les prix, ce sont les chevaux des pauvres »  et j’en passe des vertes et des pas mûres. L’homme est sans cesse dans l’esprit critique discriminant et insultant, c’est plus fort que lui, il doit forcément avoir un point de comparaison pour se justifier.

D’autres militent parce que les réformés partent sans revenir du marchand au boucher, je ne suis pas choquée de si peu d’engouement pour  ces fabuleux chevaux, malheureusement peu de personnes veulent les avoir en tant que fidèle destrier…

Il y a un autre petit soucis, puisque ce sont des chevaux qui se vendent très souvent à bas prix, des personnes ayant peu de moyen peuvent investir, un côté à double tranchant le prix d’un cheval est traître puisque ce n’est pas le prix du cheval qui coûte le plus cher et ça, peu de gens en prennent réellement conscience. Puis, il n’est pas rare que des réformés tombent entre les mains de jeunes cavaliers dotés de peu d’expériences – ça passe ou ça casse… mais, tristement, ça casse le plus souvent.

Attention, globalement, ils restent des « sportifs de haut niveaux » … mais…

Malgré que ce soit des chevaux d’une sensibilité marqué avec parfois un peu de sang, chaque cheval est différent, ils ont un très grand cœur c’est indéniable et généralement, une véritable polyvalence, pour exemples, ils peuvent être doués en tant que :

Chevaux des prés

Avec la participation de Very Charming(Ps), Rush(TF) et Quanino(TF) 

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Chevaux qui nous suivent jusqu’au bout du monde.

Réal de Visais & Cyrielle. TF. Tourne en 120

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Charming & Charlotte – Qui font du TREC.

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Ce célèbre Jappeloup issu d’un croisement d’un trotteur français et d’un pur-sang anglais

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…dans n’importe quel délire!

Avec la participation de Rush.

Pour partager des balades uniques !

Avec la participation de Reine et Olivia.


Sans mors

Very Chaming et Charlotte.

Des chevaux qui ont de l’allure et qui sont appliqués.

Réal de Visais.

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Sam et Hayden

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Même des comiques!

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Hayden.

Mais surtout… Des chevaux avec le cœur sur le sabot et des cavalières (mais pas que!) qui ne les échangeraient pour rien au monde;

Cyrielle & Réal

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Wanagui & Banerji.

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Petit Passy & Cassandra

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Chaming & Charlotte

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Réal.

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Puisqu’il faut bien des « vilains petits canards« , cela reste des chevaux, un animal que nous ne cessons à jamais d’aimer. Qu’il soit vert, blanc, jaune, noir, bleu, trotteur français, pur sang anglais, selle français et j’en passe …  Qu’est ce qui donne le droit aux gens d’haïr des êtres sensationnels… 

MON blog, MON éthique!!!!

Je décide vous écrire cet article pour remettre les choses à leur place. Compte tenu des insultes que je peux recevoir, et des jugements acerbes sans grand fondement si ce n’est de critiquer MON avis tranché sur ma vision de l’équitation.

Certaines personnes ont même souhaités parler avec moi afin de me convaincre que mes intentions et mes « croyances » n’étaient absolument pas fondés, et que je devais cautionner des outils qui ne m’apportent rien, et qui sont sans grande satisfaction pour mon cheval et moi-même, qui ne font absolument plus parti de mon vocabulaire et de mon utilisation.

J’ai fais ce blog un peu personnellement, parce que j’avais un grand besoin d’écrire mes pensées équestres souterraines qui vagabondaient. Forcément, le blog étant public, ce devait être un partage ouvert  sur une autre vision des choses.

Seulement, ça n’est pas parce que je fais des articles sur une autre façon de voir les choses que je suis LA parole Sainte ou que je vous présente LA vérité, mais bel et bien ma vision que j’essaie d’avoir le plus juste possible d’après moi, en me remettant en question sans cesse. Malgré cela, on me reproche encore que ce n’est pas normal de ne pas cautionner certains outils, qu’il faut être ouvert d’esprit – et pas si tranché dans mes directives. Or, comment pourrais-je être fermée d’esprit étant ancienne cavalière qui montait avec un mors, et qui s’est dirigé vers une façon de monter, et de voir les choses qui me ressemblent plus, et me paraissent plus juste.

J’ai fais ses articles – Les « m’effets » du mors et La monte sans mors – pour tenter d’expliquer mon éthique, comment j’y survivais, mais je vois que finalement, les gens peuvent avoir des pensées si étriqués ; qu’on se demande encore comment ils peuvent partager un bout de chemin avec un animal aussi mystérieux que le cheval. Ils ne veulent et n’apprécient pas se confronter à une vision des choses différentes peut-être par peur de découvrir des choses qui pourraient faire basculer leur confort quotidien. Ou, parce qu’il faut partager l’avis d’autrui, pour être « tout le monde » – ou bien avec un peu de chance, je suis contrainte d’apprécier le mors, et le sans-mors, comme les autres parce que ça n’est pas bien d’être si « tranché ». Il ne faut être ni pour, ni contre, sans quoi nous serions insultés. Mais chacun pense comme il le souhaite! Je ne pense pas que mes deux articles dénoncent qui que ce soit, et encore moins n’impose quoi que ce soit, ça n’est pas mon but. La seule démarche est la réflexion.

Que vous n’y trouvez pas votre compte, c’est un fait, et c’est tout à fait acceptable, mais de là à démonter la personne qui pense différemment, … c’est le soucis de l’homme, ne pas acceptez les différences…

Tout n’est qu’état de votre esprit. Et ça ne s’apprend pas, ça se vit.

Je suis loin d’être extrémiste seulement une cavalière (mais pas que) qui a une tout autre vision des choses, et qui essaie de faire abstraction de tout artifices que l’on retrouve dans une équitation que l’on dit « normale », si c’est un mal d’avoir un avis tranché sur le mors qui est  pour moi, un artifice de régression, veuillez m’excuser mais je n’ai rien à vous devoir. Si par ailleurs, vous souhaitez exposer VOTRE point de vue, ne vous gênez pas pour créer un blog, en espérant que vous ne tomberez pas sur des personnes avec autant d’irrespect que certains en ont eu pour moi.

Pour finir, j’ai un humour spécial, et tranchant, ça fait parti de ma nature. Comme toujours, si ça ne plaît pas, rien ne vous retiens ici. C’est un terrain de réflexion, d’ouverture d’esprit (contrairement à ce que l’on pense) et non, un ring de névrosés.

Vous même n’appréciez pas des choses, mais ça vous semble normal. Merci de garder vos critiques, vous avez totalement le droit de ne pas être d’accord avec ce que j’expose, qui m’est personnel, je n’ennuie personne – en revanche c’est vous qui faites le choix de venir ici. Je n’impose rien (encore une fois)

Si vous désirez rechercher un blog où vous souhaitez que je vous dise ce que vous voulez entendre, vous faites fausse route, ça n’est pas le bon endroit 😉

J’écris avant tout pour moi…

Merci aux gens qui partagent ma vision, ou seulement quelques points, qui postent des messages agréables et utiles… . Ainsi que d’autres qui respectent un point de vue différent de le-leur.

Une selle oui mais…?

A l’heure d’aujourd’hui énormément de cavaliers n’ont pas connaissances de l’importance que peut avoir une selle bien adaptée pour le cheval. Ils ont tendance à faire leur choix afin de chérir leur joli popotin, et de manière à avoir l’assiette parfaite, effectivement c’est une excuse valable, mais le plus important reste le dos de votre cheval qu’il faut ménager et préserver.

« La selle engourdie le dos d’un cheval.. en quelques minutes » dixit Nevzorov l’homme aux deux faces, mais il répond à des interrogations que peu de personnes se posent parce que c’est « normal » de monter à cheval.

Un homme sur le dos (clique), comme je suis trop sympa, je vous partage de la lecture – Attention je ne suis pas partisane du mystérieux Nevzorov, mais cette thèse mérite d’être analysée.

Revenons à nos mout…euh selles.

Tout d’abord une photo de l’anatomie d’un cheval avec une selle adaptée sur le dos.

Elle a l’air équilibrée sur le dos du squelette équin, ne gène pas l’épaule, ni les reins, et encore moins le garrot.

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Une bonne selle, c’est une selle adaptée à son cheval, et à son cavalier, et de bonne qualité c’est à dire :

On bannit les selles d’Auchan :

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Attention! Une selle de très bonne qualité, si elle n’est absolument pas adaptée au physique de votre cheval, le blessera à coup sûr. 

On me parle de selle-sur mesure. C’est très bien, mais attention, un cheval change morphologiquement tout au long de sa vie. (Musculature, perte d’état, croissance…)

Qu’est-ce qu’une selle mal adaptée

Les différents points de reconnaissances :

○ Le pommeau de la selle s’élève :

selle trop étroite, la selle bascule en arrière.

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○ Troussequin de la selle s’élève :

trop large. (expérience, appuyez sur le pommeau de la selle pour vérifier cela, et une fois en selle, on peut apercevoir que la selle se lève à l’arrière au trot assis, ou au galop par exemple.) Il se peut également que les matelassures ne soient tout simplement pas au contact lors du sanglage, ne pas tenter le diable.

selle-mal-adaptee Photo prise sur sellerieulysse.

○ Écart selle – garrot

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Aucun doigt ou un doigt  peut être passé entre le garrot et la selle :

le garrot est comprimé. Très très mauvais!

Une main ou plus de 4 doigts peuvent être passés entre le garrot et la selle : selle étroite.

Photo prise sur sellerieulysse.

○ Les panneaux de la selle ne sont pas au contact :

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○ Matelassure qui ne repose pas uniformément sur le dos du cheval 

la première et la deuxième image, les matelassures ne reposent pas correctement sur le dos du cheval.

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Photo googlée

○ Gouttière étroite : la colonne n’est pas dégagée.

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Photo google

○ La longueur de la selle : Dépasse sur les reins.

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Photo google

Petite astuce :

Les traces de transpirations sur votre cheval ou votre tapis peuvent vous donner une petite indication (traces irrégulière = selle mal adaptée) Un côté plus foncé, un autre plus clair, par exemple.

Signes qui préviennent d’une selle mal adaptée :

-Causant des atrophies musculaires : 

-Usure anormale du poil :

-Zone de sueur irrégulière après un travail.

-Poils blancs qui indique une compression de la selle – irrigation en déficit

-Gonfles ou œdème.

-Blessures de garrot, ou autres.

Plus de précisions : equimetric.ch

Qu’est-ce qu’une selle adaptée au cheval et au cavalier?

Je vous invite à consulter le site Saddle Fitting où vous trouverez toutes les informations nécessaires à votre questionnement.

Petit schéma de sellerieulysse où l’ont peut y retrouver ces fondamentaux en vidéo! (clique!)

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L’écart du garrot et du pommeau doit être de 3 doigts maximums (c’est un des indices qui aident à voir si la selle est O.K. ou non), au dessus ou en dessous de deux doigts préviennent d’une selle mal adaptée.

Pour finir; une petite révision très importante :

Merci à ma Samantha nationale pour les photos avec son mannequin Shaidan.

Le bon et le mauvais “sellage”… (d’une selle adaptée au cheval ci-contre)

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Shaidan bien sellé : La selle est bien équilibrée, pas sur le garrot, ne gène pas l’épaule, entre la sangle et le coude = une main, tapis bien dégarotté.

Shaidan mal sellé : La selle par en arrière, sellé sur le garrot, gène l’épaule, sangle trop près du coude et tapis mal dégarotté (qui peut comprimer tout autant.)

Cliquez:

Comment bien seller son cheval?

– L’artifice suprême- 

Concernant l’artifice suprême – comme la muserolle, l’amortisseur est devenu un phénomène de mode, utilisé à outrance.

Parfois en tant qu’accessoire de « mode », en tant que rééquilibrage de selle, ou même pour justement « amortir » des chocs.

Les cavaliers pensent bien faire, pour préserver le dos de leur chevaux, quoi de mieux qu’un amortisseur? Oui mais…

Il vaut mieux ne rien mettre, et avoir une selle bien adaptée à son cheval, et un minimum de qualité.

L’exemple d’un amortisseur tout simple que l’on peut se procurer pour pas très cher, mais qui est très très très mauvais pour le dos, les coupes droites sont mauvaises également. (type CSO)

(sans parler de la croupière qui créait aussi des dégâts sur le dos de vos chevaux)

Merci à Maeva pour ses anciennes photos. 

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Les amortisseurs les moins problématiques sont ceux à gouttière qui laissent la colonne vertébrale « libre », et les formes anatomiques.

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Une selle bien ajustée ou déjà trop étroite,à qui l’on rajoute un amortisseur créait de sévères compression sur le dos de votre cheval.

Non seulement c’est très douloureux, mais en plus ça engendre un tas de gros problème par la suite.

Encore une fois, voici un article intéressant et préventif qui cultivera votre savoir pour prendre soin au mieux de la santé physique et mentale de vos chevaux.

Encore un doute ?

Faites appel à un Saddle-Fitter ou alors, créez-vous un padd-en-pâte qui vous aidera à voir où se situe les points de pression qu’exerce la selle sur vos chevaux.

Ici vous trouverez l’explication et la recette.

N’oubliez pas que votre cheval ne doit pas en pâtir de votre passion. Donnez lui tout le confort nécessaire

« Ressentir du plaisir par l’inconfort ou la douleur n’est l’attribut d’aucun être vivant. Si monter à cheval donnait au cavalier toutes les sensations douloureuses que lui même apporte à sa monture, je peux vous dire que l’équitation n’auraient historiquement, aucune existence. »  
Nevzorov.

Bien seller son cheval est le devoir de tout cavaliers.

Les muserolles font taire les chevaux.

Quelles soient françaises, allemandes, mexicaines, ou combinée, les muserolles ont toutes les mêmes buts en différentes interactions.

Certains ne l’emploient pour une question de goût d’autres par réel intérêt d’empêcher le cheval d’ouvrir la bouche. «Mon cheval ouvre la bouche pour échapper à l’action du mors » Étonnant!

 

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Sur cette photo, la muserolle (combinée sans nose-band) est très très serrée, tout près voire sur l’apophyse zygomatique, ce qui doit être probablement douloureux. Malgré le fait que la muserolle soit très haute, la mâchoire est tout de même bloquée 

 

Quelles sont les actions de la muserolle? Dans quel but?

La muserolle empêche le cheval d’ouvrir la bouche, globalement elles ont toutes la même action, seulement les points de pressions sont différents.

Selon le réglage, plus une muserolle s’approche de la bouche, et plus elle lui fermera.

Il y a trois catégories de cavaliers dans ces cas-ci :

→ Cavaliers qui mettent la muserolle pour empêcher que leur chevaux ouvrent la bouche et « renforce » l’action du mors.

→ Cavaliers qui mettent la muserolle pour « faire joli » dixit : « Paskeu cé bô »

→ Cavaliers qui ne mettent pas de muserolle.

Les muserolles sont réglées pour que le mors soit bien en place dans la bouche du cheval afin qu’il fasse son « boulot » mais le cheval sans muserolle est un cheval susceptible d’ouvrir la bouche, la langue passe parfois au dessus du mors, et de ce fait le cheval échappe  aux demandes manuelles du cavaliers.

A présent je vais poser une autre question qui vous fera surement réfléchir, surtout ceux qui ignorent pourquoi.

La question essentielle est de savoir : Pourquoi les chevaux ouvrent la bouche?

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Légende photo: Cheval qui essaie d’échapper à l’action du mors… mais qui ne peut pas. (combinée et noseband)

Le cheval qui ouvre la bouche est un cheval qui fuit l’action du mors et de la main, et qui à priori éprouve de la douleur, ou l’anticipe. Passer la langue au dessus du mors n’a rien d’anodin, c’est un problème camouflé par les cavaliers avec des excuses assez spéciales : «le mors ne convient pas» traduction??? Il passe la langue au dessus du mors pour protéger son palais douloureux, il se peut également que le cheval tente de fuir des maux de dents dans certain cas. Dans la tête du bon petit cavalier, il est impossible de se remettre en question du côté des mors, non, non, non! Donc on leur trouve un super système : attacher la langue, ou ils optent pour le mors anti-passe langue.

Charmant. Puisque oui, le cheval arrive parfois tant il ressent une vive douleur, de passer sa langue au dessus de son mors, malgré les muserolles ou tout autres artifices.

un petit échantillon d’anti-passe langue.

C’est évident pourtant, une main trop dure, des maux créés par le mors, nous pouvons penser que le cheval suit l’instinct de tout être vivant (nous ne comptons pas les masochistes) : la fuite. Sauf que… perdu, avec les muserolles allemandes, combinée et croisée ça n’est pas gagné.

De ce fait, les chevaux souffrent, se blessent, mais les blessures ne sont pas forcément visibles. Je ne sais pas vous, mais moi je ne fourre pas ma tête dans la bouche de mon cheval, et quand bien même j’y arrive, rares sont les fois où je peux apercevoir avec clairvoyance son superbe palais. Lorsque l’on sait que les mors blessent en silence les barres, et le palais… C’est à dire que le mors créait des contusions à l’intérieur des gencives, invisibles à l’œil nu. (muserolle ou pas d’ailleurs, non promis je ne ferai pas de leçon sur le mors, même si ça me démange! 😉 )

Comme plus haut, avec précision, la muserolle permet soit disant de garder le mors en place, et d’enterrer les défauts de mains des cavaliers. La mâchoire est immobilisée, chose peu correcte lorsque l’on monte en mors.

Muserolle française trop serrée. 

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Qu’importe ce que le cheval fait, il nous parle. Un cheval qui ouvre la bouche ça n’est ni par vice, ou par méchanceté, ça n’est pas non plus parce qu’ils ne veulent pas vous comprendre, mais bien parce que le moyen que vous employez pour vous faire comprendre lui apporte une certaine douleur dont il est prit au piège. Et je trouve ça écœurant et inhumain d’y mettre un bout de cuir solide pour empêcher le cheval de se soulager. C’est comme si l’on vous entravait et que l’on vous flagellait.  C’est inimaginable.

Légende photo:  muserolle allemande.

passion3La muserolle allemande est positionnée sur l’os très fin du nez, c’est pour moi, une des muserolles les plus sévères, mal réglée ou non. Lorsque le cheval tentera d’ouvrir la bouche, la muserolle appuiera sur l’os très fin de l’os nasale. L’action peut être irréversible, et le briser.

Sans compter que bien souvent, serrée, elle empêche la déglutition, et obstrue les voies respiratoires.

Des dentistes osent affirmer que la muserolle allemande plaque les surdents s ‘il y a, sur les joues des chevaux.

Autre type de muserolle :  française & allemande – muserolle hackamore.

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muserolle-hackamore-jump-in (1)Sans compter toutes les autres muserolles que peut inventer l’homme – chaîne de vélo, corde, et j’en passe des meilleures. Dans quel but? Punir le cheval parce qu’il souffre et se blesse à cause d’une dent, ou de son mors, ou seulement parce qu’il voudrait déglutir.

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Quel but trouve t-on à ficeler son animal favori, son compagnon de route… pour pratiquer son sport.

Nombreux sont les cavaliers qui ne laissent pas le choix à leur chevaux, parce qu’ils ont peurs de réaliser qu’ils sont dans le faux, sur toute la ligne.

Sans muserolle,  Bernard et son beau Jastero :

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Je vous met le passage d’une explication de Bernard, cavalier de dressage, sur la muserolle, un passage qui intéressera les cavaliers qui montent en mors.

« Il faut en effet impérativement que mon cheval conserve une certaine liberté de mouvement de sa mâchoire, ne serait-ce que pour la décontracter (déglutition sur les mors qui s’entrechoquent avec une fine salivation) avant d’engager quelque travail que ce soit.
Si un cheval ouvre la bouche et sort sa langue c’est le symptôme grave d’une action de main trop dure, qui fait souffrir.
Les cavaliers un peu intelligents et capables vont alors réfléchir et corriger leur action de main, tandis que les autres (les plus nombreux) vont mettre deux muserolles totalement « verrouillées »! Pour résumer la muserolle : mes actions de mains sont délétères et font souffrir mon cheval, alors je serre bien sa muserolle, je lui « ferme sa gueule » et comme ça je suis tranquille! Pauvres chevaux… »

Pensez-y à plusieurs fois avant de serrer vos muserolles, et surtout dans quel but…

Épater jusqu’à en pâtir.

Depuis quelques toutes petites années fleurissent sur la toile du net, un nombre incalculable de blog, et de pages à suivre  où des cavalières vantent leur prouesses équines – tour de magie avec le poney, dressage, ou CSO; tout est sujet à faire l’exposition au grand jour de leur « travail ». 

Mais à quel prix?

 
Gilbert Cesbron disait :
 
«Corps et âme, c’est cheval et cavalier –
et chacun peut tuer l’autre sous lui 

De nos jours, la relation et le travail que je peux construire et réaliser avec mon cheval, sont-ils seulement présents pour impressionner autrui ?

Des pirouettes, des cabrages « zorro-tique » ou «au bout du doigt», du dressage de haute-école maîtrisée tant bien que mal par des jeunes filles souvent inconscientes, pour tenter d’imiter leurs idoles… Toutes les méthodes sont «bonnes» pour apprendre des figures d’une telle envergure à leur chevaux, qui n’ont parfois pas la musculature adéquat pour supporter nos demandes. J’ai lu des choses assez terrifiantes  – Entraver son cheval pour lui apprendre le coucher comme les pseudos-idoles-virtuelles… Pour qui? Pour quoi?

Jouer avec la santé de son cheval, sous prétexte qu’il ne vous « dit » pas quand ça ne va pas – Seriez-vous d’ailleurs reconnaître lorsque ça va, ou ne va pas? Sans contracter le syndrome anthropomorphique élevé, condensé à la mauvaise foi, c’est un mélange… subtile et … très répandu! «ikiff mettre sa nuque perpendiculaire au sol, si, si ça se voit!»

«Ossecour mon chevale, je lui éaprilekabré mais il aréte pa de le fèr» Que faut-il répondre à cela? Poisson d’Avril?

Bien entendu, personne n’est parfait au point où on a surement tous appris au moins une fois la “jambette” à son Pompon d’amour et bien évidemment on se rend compte que c’est une ânerie le jour où l’on se prend un méga-super-coup de sabot frénétique dans le genoux –(Outch!)
 

 Overdose.

En plus de trahir votre apprentissage, les effets sur la santé physique (et même morale) sont inévitables. Les jarrets, le dos, les cervicales sont touchées. Peu le savent… et beaucoup s’en moquent (achetez un vélo si c’est le cas, ça rouille certes…mais…) { Bien évidemment, il y a des maux irréversibles dans le dressage, le CSO – les jarrets et le dos en prennent tout autant pour leur grade. Je le conçois et l’affirme! }

Je vous laisse un article sur un site intéressant : Cheval – Haute-école (Un exemple parmi tant d’autres)

Combien d’heure de travail? Le poney qui supporte son poids sur deux jambes pendant 20 longues secondes. (clique)

Petite vidéo encore? Allez, je suis de bonne humeur! En plus c’est une (jolie) vidéo qui regroupe (malheureusement) toutes les figures au ralenti (on aperçoit les méfaits, notamment pour le cabré), que j’apprécie peu.

Posez-vous la question de combien de fois demandez-vous de faire ces « exercices » qui sont éprouvant physiquement pour vos petits chevaux/poneys, par jour?

nevzorov008Vous trouvez cela noble? Moi, je trouve cela douloureux. Sur la pointe des sabots, le dos complètement cambré. On prône les enrênements pour muscler le dos d’un cheval, on nous relate sans cesse les méfaits des chevaux en «tronche en l’air» mais on ne se gène pas pour massacrer leur dos autrement, parfois pendant de longues minutes.  –

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Révérence-campo où le cavalier ne se gène pas pour être sur le dos de son cheval.(désolée pas pu trouver avoir l’autorisation pour une vraie photo)

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La relation équine, et l’équitation est une passion à deux, ce que l’on oublie bien trop souvent. Préoccupez vous de l’avis de vos chevaux, cessez de vous cacher derrière des excuses ridicules qui ne mènent nul part,  les chevaux subissent en silence. Non un cheval ne se rebelle pas, lorsque vous y mettez assez de conviction, lorsqu’il y a un combat d’engagé, bien que vous ne gagnerez jamais, tôt ou tard, cela se rattrape, mais le cheval ne créait pas le combat…

Ne blessez pas un cheval pour n’avoir que des fans virtuels, ou une quelconque gloire qui durera peu de temps, la vérité vous attend au tournant. Ménagez votre ami fidèle, qui vous donnerait tout pour vous voir heureux. La preuve au-dessus. Où est le cheval résigné? Il est là, mais ne se voit pas… Il faut savoir ouvrir ses yeux, mais aussi percevoir l’invisible.

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Apprenez leur à faire à manger (des lasagnes?), à mettre des machines à laver… à faire vos devoirs. (c’est un exemple parmi tant d’autres!) alors bien entendu, les chevaux peuvent adorer apprendre ces petits exercices… N’oubliez pas : Avec modération…Je reproche seulement l’ignorance face aux problèmes que peuvent engendrer les tours équestres de haute-école, qui bousillent l’état physique de votre cheval, à la longue. Attention… 

Changement d’horizon, plus « professionnel » mais pas forcément plus respectueux. Sans comparaison avec l’article du dessus, ce ne sont que des faits d’actualité qui sont exposés sur la toile virtuelle…mais qui ont un point commun : Épater jusqu’à en pâtir. 

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Un autre fait révoltant et immonde,l’utilisation du Rollkür,qui de plus a été autorisée dans l’équipe de France de Dressage, une véritable honte.

Deux buts de l’EXAGERATION du « bas et rond »  le premier étant de pratiquer un genre de « stretching » vers le bas, et l’avant, pensant que le cheval aurait une meilleure utilisation de son dos, et en deuxième excuse, l’innovateur du rollkür explique qu’avec cette méthode le cheval est beaucoup plus concentré sur le cavalier, afin d’avoir un travail beaucoup plus efficace ainsi l’énergie est canalisée pour le travail.

Accepter qu’un cheval soit en hyperflexion, le summum de l’idiotie équestre! Le cheval est en insuffisance respiratoire, plus aucune visibilité, et surtout c’est le paroxysme de la soumission. Une encolure tendue à l’extrême, qui élève le dos et de ce fait cause de gros dommages irréversibles physiques et moraux. Le cheval, bloqué, perd son impulsion (bien d’autres soucis encore…) et juste derrière est sollicité durement par les éperons. Et que je lis avec culot que des cavaliers relatent sans gène que Salinero, cheval d ‘une célèbre cavalière néerlandaise, ayant subit le rollkür durant une partie de sa « vie », déroule ses grand prix les oreilles pointées en avant, et soit disant « heureux de vivre ». 

Je n’y vois que de la maltraitance. Encore une fois, utiliser un être vivant qui possède un système nerveux, et une âme, de manière égoïste et écœurante, pour arriver à ses fins…maltraiter pour toucher une pseudo-gloire me fait bondir.

«Le cheval court, le cavalier se vante.»

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Nous n’avons rien à enseigner d’utile à nos chevaux, tout ce que nous leur demandons et apprenons est uniquement dans notre intérêt et NOTRE passion…

On nous dicte les choses, nous guide comment, ce qu’il faut, ou ne faut pas faire. Mais je pense que le premier avis à écouter à la lettre est celui de notre cheval. Si cela s’avère impossible pour vous… Collectionnez les timbres (c’est un exemple parmi tant d’autres!). Ça ne tombe jamais malade, ni en panne, c’est petit, fin, pas très contraignant, et il se plie dans tout les sens.

 

Ps: Bien entendu il y a tellement de choses immondes sur Terre, et dans le monde équin, que ces mots ci-dessus ne sont qu’un petit échantillon d’indignation de ma part. 

Qu’est-ce que l’éthologie?

J’en vois déjà venir de loin en courant avec leur licol en corde et leur longue baguette magique,

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je vous assure que pour ce coup-ci, on n’a pas besoin de vous.

On va à priori commencer par …

Qu’est-ce qui n’est pas «éthologie»?

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 pas ça.

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ni ça

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Et, encore moins ça!

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Non plus!

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Et, pas encore ça!

Qu’est-ce que l’éthologie ?

Éthologie signifie étymologiquement “études des mœurs”. C’est une science. Plus précisément les éthologues étudient le comportement animal dans leur milieu naturel (ou en captivité). D’ailleurs le nom “éthologie” a été donné par Isidore G. Saint-Hilaire un naturaliste, en 1854. Le but étant d’observer le comportement animal et d’essayer de le comprendre, et l’interpréter. Par exemple: « Pourquoi le cheval fait ci, ou ça? Qu’est-ce que cela veut dire aux yeux des autres chevaux, et à sa place actuelle dans le troupeau »

Qu’est-ce qu’un éthologue?

Être éthologue/comportementaliste est un métier avec des études (non reconnue par l’État qui plus est) conséquentes BAC +5 en Biologie spécialité Animale (seule une école située à Rennes permet de se spécialiser dans l’étude du comportement équin)et partir sur un doctorat : Bac+8.

Peut-on se nommer éthologue en observant son cheval dans le jardin?

Je ne suis pas contrariante, si ça vous fait plaisir. Plus sérieusement, ce n’est pas parce que vous débouchez votre évier seule, que vous pouvez vous proclamer plombier, et distribuer votre carte de visite à vos voisins. Je le répète : c’est un métier, avec des études assez poussées, dans ce cas ça n’est pas pour rien. Alors bien entendu, lorsque l’on a la bonne volonté d’étudier le comportement de notre compagnon à sabots, c’est déjà un pas en avant, le fait d’essayer de vouloir le comprendre, comment il se comporte en groupe, c’est toujours appréciable. Mais – faire de l’éthologie, ça n’existe pas.

Celui qui a proclamé qu’il fait de l’éthologie, il faut le pendre par les pieds. N’est-ce pas. Le monsieur qui monte sans mors, clame, proclame, blablate mais remet le mors le lendemain. Hum, hum. Le monsieur qui dit :

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Tout à fait tout à fait pour les deux premières questions/réponses

Après, ça devient un peu dur pour moi:

éthologie ≠ équitation

 

Et le pire vient à venir. Il faut en plus un équipement, attention, sinon ça se peut que ça ne marche pas sans? Il y a même un stick de « communication » et le licol éthologique dont un nœud s’appelle même le nœud d’écoute .

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Terrible de rouler les gens… jusqu’à les induire en erreur. Et lorsque l’on en vient à détrôner une science aussi noble…. c’en devient pathétique. Mais je dois être trop sensible (encore?) et trop honnête!

Je cherche encore en quoi est-ce de la compréhension équine de faire tourner son cheval en rond sur 6 tours, ou d’appliquer les 7 jeux de machin chouette… Qui en plus, va à l’encontre d’une relation respectueuse… favoriser le renforcement négatif avec son cheval,  moralement, c’est tout aussi violent que de lui asséner 10 coups de cravache entre les deux yeux.  Et, je me demande où est l’équitation dite « douce » … encore plus lorsqu’ils nous conseillent de « se faire respecter » en se prenant pour un cheval.

Je cherche la blague… Ah… il n’y en a pas???? 

Le terme équestre : faire de l’éthologie, n’existe pas. La seule chose qu’il y a de vrais, c’est ce commerce, et la fameuse lobotomisation des équidés. Les méthodes toutes faites ne rendent service à personne, pas même aux chevaux qui se font soutirer leurs âmes pour servir d’exposition vivante afin de représenter la méthode d’un homme qui est fière de présenter son spectacle. (Préparez les Pop-corn)

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Sinon, on a des êtres un peu spéciaux sur Terre… qui jouissent de leur « statut » d’Horsemanship – de chuchoteurs-éthologues blabla. Les photos parlent d’elles-mêmes. Alors qu’il n’en est RIEN.

Petite présentation du site de ce monsieur?

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Une dame qui est diplômée de La C***e. C’est beau.

Elle aussi elle joue du violon!

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Qu’est ce que l’on tire à mentir aux gens? Prôner une telle vision pour finalement pratiquer son contraire?

Quel cheval mérite d’être à ce point mal mené?

Madame Parelli à l’œuvre. 

ça n’est en aucun cas de l’éthologie, ou une tout autre équitation basée sur la compréhension de l’animal.

Le cheval est borgne, et ne cherche absolument pas à se défendre violemment. Il ne comprend pas, et ne voit pas.

Ça ne vaut pas mieux qu’une autre discipline équestre. Ils sont pires, puisque prônent sans honte une équitation basée sur l’écoute de son cheval, et la patience… et se rattrape en rabaissant le comportement des chevaux qui peut être dangereux et violent. Contre vérité. Il dénigre les cavaliers qui peuvent penser autrement, et sans une quelconque violence… en collant un post-il : « BISOUNOURS » sur leur front. Parce que nous osons écouter nos chevaux et réagir sans stresse et sans violence à leur réaction?

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Contrairement aux apparences de la capture vidéo, Mme Parelli met de jolies baffes à ce cheval.

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Je finirai sur :

« L’éthologie est une science, être éthologue est un métier… mais comprendre son cheval est un devoir

Écouter leur besoin n’est pas honteux, personne ne sera rabaissé ni même dominé si votre cheval va à droite, et vous à gauche ; personne n’aura perdu… au contraire, nous avons tout à y gagner.

Monter sans mors… Quoi? Pourquoi? Comment?

Je n’ai ni la science infuse, ni la prétention de vous dicter quoi faire. En revanche, ce blog est là pour exposer mon point de vue qui germe grâce aux personnes autour de moi, qui me font réfléchir, et me dirigent vers divers chemins.

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Qu’est ce que “monter sans mors” ? Et pourquoi ?

Comme dans mon supermégalongtrèsgrand article  «Sans mors? Sans remord!!» la monte sans mors est un état d’esprit. Pourquoi un état d’esprit? Parce que monter sans mors « comme ça » un jour, puis remettre le mors le lendemain, ça n’est pas du tout ce que j’appelle « Monter sans mors».

C’est principalement lorsque l’on n’accepte plus le mors et ses méfaits, et que l’on souhaite rechercher un outil qui soit tout aussi  efficace pour son cheval sans méfaits, par exemple le side-pull tout cuir, ou le licol plat en cuir pas d’hackamore, de licol corde ou de bitless, le but n’est pas d’avoir un outil qui fasse plier le cheval par la douleur, il doit être avec vous et non contre vous.

Lorsque je dis “sans mors”, je vous vois déjà tirer une tête de six pieds de long! Pas de panique! Outre les jolies balades que vous pouvez vous offrir, on peut très bien travailler, normalement. Les cavaliers pensent que les terminaisons nerveuses du cheval se trouvent principalement dans la bouche, la langue précisément, mais elles se situent également  sur « la tête du cheval« . (chanfrein,etc) (clique!)

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Je reste persuadée qu’un cheval dirigé par la bouche se soustrait en cédant à cause des maux que le mors lui inflige, et non par votre intention à faire les choses, et son plaisir à les réaliser pour vous. Selon moi, « relationnellement » dans la monte sans mors, on ne fait pas semblant, et notre cheval écoute par plaisir, et non par contrainte. C’est malheureusement subjectif.

Je sors souvent de mes gonds lorsque je peux lire ou entendre des gens qui pensent que travail et sans-mors sont deux mots totalement incompatibles. Mon prof’ m’a dit mardi passé : “Soit les gens nous prennent pour des rigolos, soit pour des fous” Il n’a pas tord. Nous ne sommes pas crédibles aux yeux des cavaliers. L’équitation devrait sans cesse être remise en question, mais peu le font, et peu sont capables de le faire. Alors qu’au contraire, étant donné que le cheval ressent un moindre geste, plus la demande sera légère et plus le cheval écoutera. Mon prof’ m’enseigne la légèreté. (qui se pratique également en mors, avant que vous me le fassiez remarquer!)

Rush et moi sommes  la preuve vivante que l’on peut arriver à faire des choses plus que bien sans mors. Même si nous ne sommes qu’à nos grands débuts.

Pour donner un petit exemple, mon cheval ne supportait plus le mors, je m’entêtais à lui mettre sans me poser aucunes questions, je pensais même qu’il était anormal. Les gens que je côtoyais pensaient qu’il allait s’habituer, en y repensant, nous n’habituons pas les chevaux à avoir un mors dans la bouche, les chevaux s’y soumettent, ils n’ont guère le choix. Nous vivons à l’envers, nous ne sommes pas choqués de voir des chevaux être dirigés par une barre de fer (voire plus…); les animaux sont des meubles; les footballeurs touchent des millions pour courir derrière un ballon; mais aucune remise en question nul part. On ne peut plus être confiant que ce que l’on fait, est normal. On nous dicte ce que l’on doit faire, et comment se comporter… mais avez-vous l’assurance et la conscience de ce qui est bon, ou pas ?

Au bord du gouffre, je ne voulais plus monter mon cheval, ce n’était plus possible de le voir se débattre ainsi. A chaque fois, il me parlait, et je me disais que non, il ne fallait pas. J’ignorai. J’ai eu la chance de croiser un monsieur (qui est devenu mon professeur) et qui m’a dit stop. Rush manquait de mouvement en avant, se bloquait et appréhendait. Aucune direction, un vrai paquebot, aucune réaction, rien. Un cheval aucunement travaillé, ne tournait même pas en longe. Le sans mors nous a changé la vie. On a pu travailler en se faisant plaisir, on lui propose et ne montre aucun signe de d’opposition.

Comment?

Je pense que le mieux est en effet de se faire accompagner dans la démarche, ça n’est pas plus dangereux que de monter en mors, faire confiance au cheval, sans toute fois garder l’instinct de méfiance, ce n’est malheureusement pas le pays des Bisounours, donc en gros ce n’est ni ça :

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Ça se joue avec la relation que vous entretiendrez avec votre cheval,mais surtout la légèreté que vous travaillerez et qui sera une des clés essentielles à votre travail. Un cheval qui fuit par peur le fera en mors aussi, personne n’est à l’abri d’un accident, malheureusement, l’équitation est une passion dangereuse. Le but n’est pas d’être un boulet pour le cheval, votre cheval a le DROIT d’avoir peur, et si il sait qu’il a ce droit, c’est déjà psychologiquement un moyen de le rassurer. Ne pas chercher à lui couper les vivres – raccourcir ses rênes> se crisper> décupler sa peur.

Tout d’abord avant de sauter de bon cœur sur votre cheval qui sera sans-mors, dites-vous d’abord que le travail à pied sera votre meilleur allier.

Pourquoi? Parce que tout simplement ce que vous ferez à pied sera important, l’écoute est primordiale pour la monte. Un cheval qui vous écoute et fait attention à vous à pied, sera un cheval potentiellement attentif, monté.

Il faut systématiquement avoir ces bases-ci TOUJOURS AVANT de monter. C’est important. Si je ne fais pas cela, je ne monte pas. ça virerait au conflit.

Le respect des deux côtés est primordial, il suffit de remettre les choses à leur place,

Nous marchons en main, jusqu’à ce que Rush se cale derrière moi. Il doit analyser où je vais, quelle direction je prends, par exemple, si il cherche à me dépasser et devance mes actions, je change systématiquement de direction. Au bout d’un moment, il va créer une distance et faire attention à moi. Longer son cheval est aussi important, selon mon prof’ si le cheval n’est pas correctement mis en longe, il ne monte pas dessus, c’est à dire qu’un cheval qui se longe correctement, et qui répond bien aux demandes, c’est un avantage à la monte sans-mors. Les choses sérieuses peuvent commencer.

Les codes de monte changent aussi – nous n’allons ni tirer (y compris pour tourner, beaucoup de gens tirent pour tourner!), ni serrer les doigts constamment. Le but étant d’être léger rênes ajustées – n’ayez pas une main dure – résistance en fermant les doigts et en relâchant immédiatement, laissez le temps au cheval de vous répondre (c’est un dialogue), si il ne comprend pas, recommencez jusqu’à obtenir une réponse de sa part. Si vous êtes trop lent dans la résistance votre cheval y répondra en s’y opposant (tout comme si vous tirez, quand on tire il y a un con et un cheval, comme on dit!) Je rappelle que le conflit ne mène à rien, ne l’entretenez pas, le cheval ne cherche jamais le conflit, c’est vous qui le créez. 
 

Avec quel cheval?

Concrètement, tout cheval peut être monté sans-mors, le temps de travail à pied selon le passé du cheval, son temps d’adaptation, d’autres facteurs peuvent déterminer cela. Mais généralement, il n’y a pas un type de cheval bien précis qui sort du lot pour monter sans mors. C’est à VOUS d’y croire et de le vouloir. Votre cheval n’est pas à convaincre, il l’est surement déjà.  De plus, les cavaliers sont réticents à cette idée, puisque le sans-mors est du travail en profondeur…surtout lorsque l’on sait que le « travail » en mors n’est que superficiel. Le cheval ne se soustrait qu’à l’action douloureuse du mors, main douce ou pas… L’outil est bel et bien dans la bouche de votre cheval.

Beaucoup pense qu’il est impossible de dresser, sauter sans mors. Mais… la plus part du temps ce sont ceux qui ne sont jamais montés comme cela, à part en ramenant leur chevaux au pré en licol, ou monter en carrière avec un licol en corde avec noeuds-machin-chouette pour faire comme Andy B. et monter en mors le lendemain ou pire même faire coucher leur chevaux pour avoir encore plus de fan sur leur fac* B**k. Bref… aucune déduction peut être envisagée sans état d’esprit qui voue à monter sans mors.

Une dernière chose à ajouter? 

On ne décide pas de monter son cheval sans mors sur un coup de tête, l’apprentissage n’est pas plus dur que de monter un escalier en étant unijambiste, mais ça demande du travail, de la réflexion, de l’attention (toujours être attentif à ce que le cheval tente de vous dire). On y va progressivement. Ce sont des codes à instaurer, une autre manière de voir les choses. C’est pour ça que le mieux est un encadrement approprié. Malheureusement c’est très rare de croiser sur son chemin une personne qui a les compétence, l’envie, et la perception de vous inculquer cela. J’espère que le monde équin évoluera un jour, l’équitation n’est pas une fin en soi, nous n’en sommes qu’aux balbutiements, je pense que nous sommes encore loin du compte.

Beaucoup montent leur chevaux sans-mors et s’attendent à avoir un cheval qui sait répondre à d’autres codes… c’est tout à fait faux. Ça n’est pas magique, ça le devient certes mais la monte sans mors demande du travail concret.

D’ailleurs, Où en sommes-nous?

A l’heure actuelle, nous avons énormément progressé. Il a une bonne impulsion, est déjà  léger, s’arrête avec peu de chose, commence à  se poser sur la main, commence à s’incurver…

Nous avons encore des progrès à faire, mais je ne doute pas une seule seconde que nous y arriverons.

Pour finir, quand on me parle d’anthropomorphisme, je ris. Il y a parfois des mots qui sont jetés à la figure de personne ayant une vision tout à fait opposées, pour se donner bonne conscience, se mentir à soi-même ne mène jamais bien loin, et encore moins à cheval. Une chance si il a bon coeur et peu de caractère. Lorsque le cheval sera capable de me dire : Le mors ne me fait pas souffrir, alors je me rangerai. Lorsque l’on aura fait une étude scientifique poussée et que l’on me certifiera que  le mors n’est pas un outil néfaste pour le cheval, alors j’arrêterai. Pour l’instant, nous sommes tous des ignorants cependant, des chercheurs ont hypothétiquement ouvert une porte (sur internet, circule un dossier d’étude qui prouve que le mors est à lui même un problème, cependant il y a juste après un article qui prône les bienfaits du bitless, de ce fait l’article est un peu… rabaissé!) qui vaudrait surement le coup, d’être maintenu et laissée ouverte, et non fermée  à double tour.

Comment avancer avec les chevaux si les cavaliers sont clos, eux-même à une autre vision du monde équestre?

Je ne peux rien vous certifier si ce n’est le changement positif de comportement des chevaux. Je ne cherche pas à avoir raison ou à avoir tord, je cherche seulement à trouver un semblant de réponse pour nous aider et aider les chevaux afin qu’ils prennent du plaisir à vivre VOTRE passion.

J’y réfléchis beaucoup, et je ne reste néanmoins pas fermer à une potentielle évolution, en revanche je me ferme à la régression, et le mors est une régression pour moi.

J’espère avancer positivement, on dit qu’il n’y a pas de vérités concernant les chevaux, peut-être que si. Mais peu de personne tente de la trouver, beaucoup reste avec ce qui leur convient humainement. Si l’on dit qu’il n’y a pas de vérités, comment avancer?

Il n’y a pas de méthodes pour aimer les animaux et vouloir leur bonheur. Reste à savoir comment chacun de nous le vois… leur bonheur.

Nos chevaux qui prennent la mou..sse!

Il n’est pas rare de voir un cheval saliver lors d’un travail en mors, il y a deux phénomènes très distincts dans ces cas-ci, la mousse qui est très légère ou très abondante et qui se forme tout autour de la bouche du cheval, ou il y a le filet de bave, qui dégouline en grosse goutte.

Qu’est-ce donc?

Un cheval qui mousse, bave, ou salive, c’est un cheval qui est soit disant décontracté. Tout comme un cheval qui ballote son mors, dans l’argot du cavalier ça veut dire :

Une mastication, un machouillage, mâchonnement, les cavaliers disent que le cheval « joue » avec son mors, et se décontracte la mâchoire. Le cavalier participe à cet exercice et joue dans ses doigts pour obtenir une mâchoire mobile, et souple. Dans leur éthique, un cheval qui ne mousse pas est un cheval contracté.

Des excuses? Ne sont-elles pas présentes ici pour la simple bonne conscience du cavalier?

En réalité, rien n’a jamais été prouvé là-dessus. On ne cherche pas plus loin, et on trouve une excuse qui peut tenir à peu près debout pour ne pas se retourner sur ce soucis. Mais, cela prend des proportions énormes car la majorité des cavaliers ne jurent que par cela : Petites perles que je trouve sur les forums

« Baaaaaaaaaaaheu, il se décontracte! Quand il salive, c’est qu’il est décontracté! Voilà!»
«Nan mais c’est normal hein, là il croque et joue avec son mors, c’est coul, il l’aime bien je crois! ♥♥♥»
« C’est le mors en cuivre, ça le fait baver c’est pour faire genre kisedécontracte! »
«J’donne un sucre avant, ça fait toujours saliver!»

« Help – mon cheval a de la bave qui sort de sa bouche, c’est la rage? » 
«Bah je sais pas… je comprend pas pourquoi il mousse de la bouche… c’est du shampoing? » 

Bref, vous l’aurez compris, c’est un gros méli-mélo, mais … ATTENTION  il n’y a pas que le mors dans l’histoire, il y a aussi les close-becs, poliment appelées les « muserolles : Française, Allemande, Croisée, Mexicaine, etc, etc,… » rajoutez-y une main sévère… et ça donne un sacré mélange bien corsé!

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Photo prise sur google.

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Pourquoi les chevaux salivent-ils avec un mors dans la bouche, dans ce cas?

Nous pensons que le mors est une gêne, lorsque nous même (sans anthropomorphisme) nous avons quelques choses dans la bouche qui nous gêne pour déglutir, nous salivons abondamment…(nous essayons de l’y enlever)   le mors empêche la déglutition normale, elle bloque la langue, obstrue la respiration, de (vraies études) démontrent également que déglutir, puis respirer est impossible. De plus, la muserolle y est également pour quelque chose, puisque l’on demande au cheval de fermer sa bouche, et donc de bloquer concrètement le mors (qui de plus, amplifie fortement l’action négative du mors!). Imaginez vous cinq minutes en ayant une barre plaquée contre votre langue, avec l’interdiction d’ouvrir la bouche et qu’en plus on la tripote.

Quelle horrible sensation. Est-ce normal de se laisser penser que c’est de la décontraction?

Comment obtenir une décontraction avec un objet qui vous crispe dans tous les cas?

 Et honnêtement, avez vous déjà vu un cheval saliver au pré? Est-il pour autant contracté?

Nous retrouvons cette mousse blanche autour de la bouche du cheval, en Rollkür… étrange non? Le cheval est décontracté dans ce cas-ci?

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«Mon cheval salive sans mors dans la bouche, pourquoi?»

Je vous inviterai bien à lire mes pensées souterraines sur le mors. Comme je le dis, le mors engendre des maux, et des habitudes psychologique et physiques. Comme nous, il peut mettre du temps avant de se remettre d’un chamboulement psychologique. Un cheval qui a été monté en mors ou en bride durant un certain nombre d’années, qui a eu pour habitude de saliver, va toujours avoir ce reflex; il va oublier de déglutir (et/ou se retenir) par habitude.

« A trop museler sa monture, on risque de se retrouver enfourchant un cheval de bois. »
 Driss Chraïbi  
 

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