A deux pas du sol : Lorsqu’il faut donner de son temps pour ménager son cheval.

«Serions-nous prêt à admettre une logique réfléchie, prouvée, une vérité sans issue de secours aux hésitants, qu’un débourrage précoce n’est que peu conforme à une équitation respectée et respectable, êtes-vous prêt à baisser vos armes, vos à priori et de rompre l’illusion d’un confort purement égoïste jusqu’à, encore une fois oser ébranler une équitation conformiste où peu de cavaliers osent et tentent d’évoluer jusqu’à fissurer l’armature imposée ?» Lire la suite

Nouveau départ, pour une nouvelle vie – Les licenciés des courses H.

Après avoir avoué fièrement ses « origines » j’ai eu le privilège d’avoir une réponse muette, mais très distincte : « Ah…, et en plus ces chevaux là sont d’un compliqué caractériellement. »,à ce moment là, j’aurai été plus à l’aise de passer une Douane avec 200 kilos de produits illicites dans ma voiture, que d’avoir à supporter ces jugements.
Lire la suite

Une selle oui mais…?

Ressentir du plaisir par l’inconfort ou la douleur n’est l’attribut d’aucun être vivant. Si monter à cheval donnait au cavalier toutes les sensations douloureuses que lui même apporte à sa monture, je peux vous dire que l’équitation n’auraient historiquement, aucune existence. Lire la suite

Les muserolles font taire les chevaux.

Qu’importe ce que le cheval fait, il nous parle. Un cheval qui ouvre la bouche ça n’est ni par vice, ou par méchanceté, ça n’est pas non plus parce qu’ils ne veulent pas vous comprendre, mais bien parce que le moyen que vous employez pour vous faire comprendre lui apporte une certaine douleur dont il est prit au piège. Et je trouve ça écœurant et inhumain d’y mettre un bout de cuir solide pour empêcher le cheval de se soulager. C’est comme si l’on vous entravait et que l’on vous flagellait.  C’est inimaginable. Lire la suite

Épater jusqu’à en pâtir.

Depuis quelques toutes petites années fleurissent sur la toile du net, un nombre incalculable de blog, et de pages à suivre  où des cavalières vantent leur prouesses équines – tour de magie avec le poney, dressage, ou CSO; tout est sujet à faire l’exposition au grand jour de leur « travail ».

Mais à quel prix?

Gilbert Cesbron disait :

«Corps et âme, c’est cheval et cavalier –

et chacun peut tuer l’autre sous lui 

De nos jours, la relation et le travail que je peux construire et réaliser avec mon cheval, sont-ils seulement présents pour impressionner autrui ?

Des pirouettes, des cabrages « Zorro-tiques » ou «au bout du doigt», du dressage de haute-école maîtrisé tant bien que mal par des jeunes personnes souvent inconscientes, pour tenter d’imiter leurs idoles… Toutes les méthodes sont «bonnes» pour apprendre des figures d’une telle envergure à leur chevaux, qui n’ont parfois pas la musculature adéquat pour supporter nos demandes. J’ai lu des choses assez terrifiantes comme entraver son cheval pour lui apprendre le coucher comme les pseudos-idoles-virtuelles… Pour qui? Pour quoi?

Jouer avec la santé de son cheval, sous prétexte qu’il ne vous « dit » pas quand ça ne va pas – Seriez-vous d’ailleurs reconnaître lorsque ça va, ou ne va pas? Sans contracter le syndrome anthropomorphique élevé, condensé à la mauvaise foi, c’est un mélange… subtile et … très répandu!

Sur les forums, et les réseaux sociaux, on retrouve des messages de détresse, de type : «Au secours ! J’ai appris le cabré à mon cheval, et il n’arrête pas de le faire».

Et donc ? Les conseils vont bon train, user de la violence ordinaire afin de faire cesser un comportement que l’on a NOUS-MÊME généré… Et, décider ensuite de punir physiquement son cheval pour cela ?

Bien entendu, personne n’est parfait au point où on a surement tous appris au moins une fois la “jambette” à son Pompon d’amour et bien évidemment on se rend compte que c’est une ânerie le jour où l’on se prend un méga-super-coup de sabot frénétique dans le genoux…

 

 Overdose.

En plus de trahir votre apprentissage, les effets sur la santé physique (et même morale) sont inévitables. Les jarrets, le dos, les cervicales sont touchées. Peu le savent… et beaucoup s’en moquent (achetez un vélo si c’est le cas, ça rouille certes…mais…) { Bien évidemment, il y a des maux irréversibles dans le dressage, le CSO – les jarrets et le dos en prennent tout autant pour leur grade. Je le conçois et l’affirme! }

Je vous laisse un article sur un site intéressant : Cheval – Haute-école (Un exemple parmi tant d’autres)

Combien d’heure de travail? Le poney qui supporte son poids sur deux jambes pendant 20 longues secondes. (clique)

Petite vidéo encore? Allez, je suis de bonne humeur! En plus c’est une (jolie) vidéo qui regroupe (malheureusement) toutes les figures au ralenti (on aperçoit les méfaits, notamment pour le cabré), que j’apprécie peu.

Posez-vous la question de combien de fois demandez-vous de faire ces « exercices » qui sont éprouvant physiquement pour vos petits chevaux/poneys, par jour?

nevzorov008Vous trouvez cela noble? Moi, je trouve cela douloureux. Sur la pointe des sabots, le dos complètement cambré. On prône les enrênements pour muscler le dos d’un cheval, on nous relate sans cesse les méfaits des chevaux en «tronche en l’air» mais on ne se gène pas pour massacrer leur dos autrement, parfois pendant de longues minutes.  –

2883693672_small_1

Révérence-campo où le cavalier ne se gène pas pour être sur le dos de son cheval.(désolée pas pu trouver avoir l’autorisation pour une vraie photo)

sticker-cheval-lors-dressage-zlook-CAMPO-autocollant-horse-atomistickers-debourrage-chevaux

La relation équine, et l’équitation est une passion à deux, ce que l’on oublie bien trop souvent. Préoccupez vous de l’avis de vos chevaux, cessez de vous cacher derrière des excuses ridicules qui ne mènent nul part,  les chevaux subissent en silence. Non un cheval ne se rebelle pas, lorsque vous y mettez assez de conviction, lorsqu’il y a un combat d’engagé, bien que vous ne gagnerez jamais, tôt ou tard, cela se rattrape, mais le cheval ne créait pas le combat…

Ne blessez pas un cheval pour n’avoir que des fans virtuels, ou une quelconque gloire qui durera peu de temps, la vérité vous attend au tournant. Ménagez votre ami fidèle, qui vous donnerait tout pour vous voir heureux. La preuve au-dessus. Où est le cheval résigné? Il est là, mais ne se voit pas… Il faut savoir ouvrir ses yeux, mais aussi percevoir l’invisible.

72739125

Apprenez leur à faire à manger (des lasagnes?), à mettre des machines à laver… à faire vos devoirs. (c’est un exemple parmi tant d’autres!) alors bien entendu, les chevaux peuvent adorer apprendre ces petits exercices… N’oubliez pas : Avec modération…Je reproche seulement l’ignorance face aux problèmes que peuvent engendrer les tours équestres de haute-école, qui bousillent l’état physique de votre cheval, à la longue. Attention… 

Changement d’horizon, plus « professionnel » mais pas forcément plus respectueux. Sans comparaison avec l’article du dessus, ce ne sont que des faits d’actualité qui sont exposés sur la toile virtuelle…mais qui ont un point commun : Épater jusqu’à en pâtir. 

7

Blue tongue 1Rollkur

Un autre fait révoltant et immonde,l’utilisation du Rollkür,qui de plus a été autorisée dans l’équipe de France de Dressage, une véritable honte.

Deux buts de l’EXAGERATION du « bas et rond »  le premier étant de pratiquer un genre de « stretching » vers le bas, et l’avant, pensant que le cheval aurait une meilleure utilisation de son dos, et en deuxième excuse, l’innovateur du rollkür explique qu’avec cette méthode le cheval est beaucoup plus concentré sur le cavalier, afin d’avoir un travail beaucoup plus efficace ainsi l’énergie est canalisée pour le travail.

Accepter qu’un cheval soit en hyperflexion, le summum de l’idiotie équestre! Le cheval est en insuffisance respiratoire, plus aucune visibilité, et surtout c’est le paroxysme de la soumission. Une encolure tendue à l’extrême, qui élève le dos et de ce fait cause de gros dommages irréversibles physiques et moraux. Le cheval, bloqué, perd son impulsion (bien d’autres soucis encore…) et juste derrière est sollicité durement par les éperons. Et que je lis avec culot que des cavaliers relatent sans gène que Salinero, cheval d ‘une célèbre cavalière néerlandaise, ayant subit le rollkür durant une partie de sa « vie », déroule ses grand prix les oreilles pointées en avant, et soit disant « heureux de vivre ». 

Je n’y vois que de la maltraitance. Encore une fois, utiliser un être vivant qui possède un système nerveux, et une âme, de manière égoïste et écœurante, pour arriver à ses fins…maltraiter pour toucher une pseudo-gloire me fait bondir.

«Le cheval court, le cavalier se vante.»

tumblr_m9mznjL72t1rfpfm7o1_500

Nous n’avons rien à enseigner d’utile à nos chevaux, tout ce que nous leur demandons et apprenons est uniquement dans notre intérêt et NOTRE passion…

On nous dicte les choses, nous guide comment, ce qu’il faut, ou ne faut pas faire. Mais je pense que le premier avis à écouter à la lettre est celui de notre cheval. Si cela s’avère impossible pour vous… Collectionnez les timbres (c’est un exemple parmi tant d’autres!). Ça ne tombe jamais malade, ni en panne, c’est petit, fin, pas très contraignant, et il se plie dans tout les sens.

 

Qu’est-ce que l’éthologie?

J’en vois déjà venir de loin en courant avec leur licol en corde et leur longue baguette magique,

tumblr_mg1vz4BoyS1rz7s5bo1_500

je vous assure que pour ce coup-ci, on n’a pas besoin de vous.

On va à priori commencer par …

Qu’est-ce qui n’est pas «éthologie»?

Frison_révérence

 pas ça.

ZuluPasEspagnolMlnl

ni ça

deb910

Et, encore moins ça!

monty1_largeL

Non plus!

27

Et, pas encore ça!

Qu’est-ce que l’éthologie ?

Éthologie signifie étymologiquement “études des mœurs”. C’est une science. Plus précisément les éthologues étudient le comportement animal dans leur milieu naturel (ou en captivité). D’ailleurs le nom “éthologie” a été donné par Isidore G. Saint-Hilaire un naturaliste, en 1854. Le but étant d’observer le comportement animal et d’essayer de le comprendre, et l’interpréter. Par exemple: « Pourquoi le cheval fait ci, ou ça? Qu’est-ce que cela veut dire aux yeux des autres chevaux, et à sa place actuelle dans le troupeau »

Qu’est-ce qu’un éthologue?

Être éthologue/comportementaliste est un métier avec des études (non reconnue par l’État qui plus est) conséquentes BAC +5 en Biologie spécialité Animale (seule une école située à Rennes permet de se spécialiser dans l’étude du comportement équin)et partir sur un doctorat : Bac+8.

Peut-on se nommer éthologue en observant son cheval dans le jardin?

Je ne suis pas contrariante, si ça vous fait plaisir. Plus sérieusement, ce n’est pas parce que vous débouchez votre évier seule, que vous pouvez vous proclamer plombier, et distribuer votre carte de visite à vos voisins. Je le répète : c’est un métier, avec des études assez poussées, dans ce cas ça n’est pas pour rien. Alors bien entendu, lorsque l’on a la bonne volonté d’étudier le comportement de notre compagnon à sabots, c’est déjà un pas en avant, le fait d’essayer de vouloir le comprendre, comment il se comporte en groupe, c’est toujours appréciable. Mais – faire de l’éthologie, ça n’existe pas.

Celui qui a proclamé qu’il fait de l’éthologie, il faut le pendre par les pieds. N’est-ce pas. Le monsieur qui monte sans mors, clame, proclame, blablate mais remet le mors le lendemain. Hum, hum. Le monsieur qui dit :

biensur

Tout à fait tout à fait pour les deux premières questions/réponses

Après, ça devient un peu dur pour moi:

éthologie ≠ équitation

 

Et le pire vient à venir. Il faut en plus un équipement, attention, sinon ça se peut que ça ne marche pas sans? Il y a même un stick de « communication » et le licol éthologique dont un nœud s’appelle même le nœud d’écoute .

equipement

Terrible de rouler les gens… jusqu’à les induire en erreur. Et lorsque l’on en vient à détrôner une science aussi noble…. c’en devient pathétique. Mais je dois être trop sensible (encore?) et trop honnête!

Je cherche encore en quoi est-ce de la compréhension équine de faire tourner son cheval en rond sur 6 tours, ou d’appliquer les 7 jeux de machin chouette… Qui en plus, va à l’encontre d’une relation respectueuse… favoriser le renforcement négatif avec son cheval,  moralement, c’est tout aussi violent que de lui asséner 10 coups de cravache entre les deux yeux.  Et, je me demande où est l’équitation dite « douce » … encore plus lorsqu’ils nous conseillent de « se faire respecter » en se prenant pour un cheval.

Je cherche la blague… Ah… il n’y en a pas???? 

Le terme équestre : faire de l’éthologie, n’existe pas. La seule chose qu’il y a de vrais, c’est ce commerce, et la fameuse lobotomisation des équidés. Les méthodes toutes faites ne rendent service à personne, pas même aux chevaux qui se font soutirer leurs âmes pour servir d’exposition vivante afin de représenter la méthode d’un homme qui est fière de présenter son spectacle. (Préparez les Pop-corn)

eat-popcorn-3D

Sinon, on a des êtres un peu spéciaux sur Terre… qui jouissent de leur « statut » d’Horsemanship – de chuchoteurs-éthologues blabla. Les photos parlent d’elles-mêmes. Alors qu’il n’en est RIEN.

Petite présentation du site de ce monsieur?

mp

 263860_10151198142500854_219210415_n3116121229_1_3_IGKmemCa

mdlkd

telatin_studentsclick_still3_0_007804385a032a-1440x0-st

Une dame qui est diplômée de La C***e. C’est beau.

Elle aussi elle joue du violon!

mdlkdmdlkd

Qu’est ce que l’on tire à mentir aux gens? Prôner une telle vision pour finalement pratiquer son contraire?

Quel cheval mérite d’être à ce point mal mené?

Madame Parelli à l’œuvre. 

ça n’est en aucun cas de l’éthologie, ou une tout autre équitation basée sur la compréhension de l’animal.

Le cheval est borgne, et ne cherche absolument pas à se défendre violemment. Il ne comprend pas, et ne voit pas.

Ça ne vaut pas mieux qu’une autre discipline équestre. Ils sont pires, puisque prônent sans honte une équitation basée sur l’écoute de son cheval, et la patience… et se rattrape en rabaissant le comportement des chevaux qui peut être dangereux et violent. Contre vérité. Il dénigre les cavaliers qui peuvent penser autrement, et sans une quelconque violence… en collant un post-il : « BISOUNOURS » sur leur front. Parce que nous osons écouter nos chevaux et réagir sans stresse et sans violence à leur réaction?

parelli5

parelli3

Contrairement aux apparences de la capture vidéo, Mme Parelli met de jolies baffes à ce cheval.

parelli4

Je finirai sur :

« L’éthologie est une science, être éthologue est un métier… mais comprendre son cheval est un devoir

Écouter leur besoin n’est pas honteux, personne ne sera rabaissé ni même dominé si votre cheval va à droite, et vous à gauche ; personne n’aura perdu… au contraire, nous avons tout à y gagner.

Monter sans mors… Quoi? Pourquoi? Comment?

Je n’ai ni la science infuse, ni la prétention de vous dicter quoi faire. En revanche, ce blog est là pour exposer mon point de vue qui germe grâce aux personnes autour de moi, qui me font réfléchir, et me dirigent vers divers chemins.

DSC_0165

Qu’est ce que “monter sans mors” ? Et pourquoi ?

Comme dans mon supermégalongtrèsgrand article  «Sans mors? Sans remord!!» la monte sans mors est un état d’esprit. Pourquoi un état d’esprit? Parce que monter sans mors « comme ça » un jour, puis remettre le mors le lendemain, ça n’est pas du tout ce que j’appelle « Monter sans mors».

C’est principalement lorsque l’on n’accepte plus le mors et ses méfaits, et que l’on souhaite rechercher un outil qui soit tout aussi  efficace pour son cheval sans méfaits, par exemple le side-pull tout cuir, ou le licol plat en cuir pas d’hackamore, de licol corde ou de bitless, le but n’est pas d’avoir un outil qui fasse plier le cheval par la douleur, il doit être avec vous et non contre vous.

Lorsque je dis “sans mors”, je vous vois déjà tirer une tête de six pieds de long! Pas de panique! Outre les jolies balades que vous pouvez vous offrir, on peut très bien travailler, normalement. Les cavaliers pensent que les terminaisons nerveuses du cheval se trouvent principalement dans la bouche, la langue précisément, mais elles se situent également  sur « la tête du cheval« . (chanfrein,etc) (clique!)

27a-1574016

Je reste persuadée qu’un cheval dirigé par la bouche se soustrait en cédant à cause des maux que le mors lui inflige, et non par votre intention à faire les choses, et son plaisir à les réaliser pour vous. Selon moi, « relationnellement » dans la monte sans mors, on ne fait pas semblant, et notre cheval écoute par plaisir, et non par contrainte. C’est malheureusement subjectif.

Je sors souvent de mes gonds lorsque je peux lire ou entendre des gens qui pensent que travail et sans-mors sont deux mots totalement incompatibles. Mon prof’ m’a dit mardi passé : “Soit les gens nous prennent pour des rigolos, soit pour des fous” Il n’a pas tord. Nous ne sommes pas crédibles aux yeux des cavaliers. L’équitation devrait sans cesse être remise en question, mais peu le font, et peu sont capables de le faire. Alors qu’au contraire, étant donné que le cheval ressent un moindre geste, plus la demande sera légère et plus le cheval écoutera. Mon prof’ m’enseigne la légèreté. (qui se pratique également en mors, avant que vous me le fassiez remarquer!)

Rush et moi sommes  la preuve vivante que l’on peut arriver à faire des choses plus que bien sans mors. Même si nous ne sommes qu’à nos grands débuts.

Pour donner un petit exemple, mon cheval ne supportait plus le mors, je m’entêtais à lui mettre sans me poser aucunes questions, je pensais même qu’il était anormal. Les gens que je côtoyais pensaient qu’il allait s’habituer, en y repensant, nous n’habituons pas les chevaux à avoir un mors dans la bouche, les chevaux s’y soumettent, ils n’ont guère le choix. Nous vivons à l’envers, nous ne sommes pas choqués de voir des chevaux être dirigés par une barre de fer (voire plus…); les animaux sont des meubles; les footballeurs touchent des millions pour courir derrière un ballon; mais aucune remise en question nul part. On ne peut plus être confiant que ce que l’on fait, est normal. On nous dicte ce que l’on doit faire, et comment se comporter… mais avez-vous l’assurance et la conscience de ce qui est bon, ou pas ?

Au bord du gouffre, je ne voulais plus monter mon cheval, ce n’était plus possible de le voir se débattre ainsi. A chaque fois, il me parlait, et je me disais que non, il ne fallait pas. J’ignorai. J’ai eu la chance de croiser un monsieur (qui est devenu mon professeur) et qui m’a dit stop. Rush manquait de mouvement en avant, se bloquait et appréhendait. Aucune direction, un vrai paquebot, aucune réaction, rien. Un cheval aucunement travaillé, ne tournait même pas en longe. Le sans mors nous a changé la vie. On a pu travailler en se faisant plaisir, on lui propose et ne montre aucun signe de d’opposition.

Comment?

Je pense que le mieux est en effet de se faire accompagner dans la démarche, ça n’est pas plus dangereux que de monter en mors, faire confiance au cheval, sans toute fois garder l’instinct de méfiance, ce n’est malheureusement pas le pays des Bisounours, donc en gros ce n’est ni ça :

bisounours--15-ni ça 378123bisounours

Ça se joue avec la relation que vous entretiendrez avec votre cheval,mais surtout la légèreté que vous travaillerez et qui sera une des clés essentielles à votre travail. Un cheval qui fuit par peur le fera en mors aussi, personne n’est à l’abri d’un accident, malheureusement, l’équitation est une passion dangereuse. Le but n’est pas d’être un boulet pour le cheval, votre cheval a le DROIT d’avoir peur, et si il sait qu’il a ce droit, c’est déjà psychologiquement un moyen de le rassurer. Ne pas chercher à lui couper les vivres – raccourcir ses rênes> se crisper> décupler sa peur.

Tout d’abord avant de sauter de bon cœur sur votre cheval qui sera sans-mors, dites-vous d’abord que le travail à pied sera votre meilleur allier.

Pourquoi? Parce que tout simplement ce que vous ferez à pied sera important, l’écoute est primordiale pour la monte. Un cheval qui vous écoute et fait attention à vous à pied, sera un cheval potentiellement attentif, monté.

Il faut systématiquement avoir ces bases-ci TOUJOURS AVANT de monter. C’est important. Si je ne fais pas cela, je ne monte pas. ça virerait au conflit.

Le respect des deux côtés est primordial, il suffit de remettre les choses à leur place,

Nous marchons en main, jusqu’à ce que Rush se cale derrière moi. Il doit analyser où je vais, quelle direction je prends, par exemple, si il cherche à me dépasser et devance mes actions, je change systématiquement de direction. Au bout d’un moment, il va créer une distance et faire attention à moi. Longer son cheval est aussi important, selon mon prof’ si le cheval n’est pas correctement mis en longe, il ne monte pas dessus, c’est à dire qu’un cheval qui se longe correctement, et qui répond bien aux demandes, c’est un avantage à la monte sans-mors. Les choses sérieuses peuvent commencer.

Les codes de monte changent aussi – nous n’allons ni tirer (y compris pour tourner, beaucoup de gens tirent pour tourner!), ni serrer les doigts constamment. Le but étant d’être léger rênes ajustées – n’ayez pas une main dure – résistance en fermant les doigts et en relâchant immédiatement, laissez le temps au cheval de vous répondre (c’est un dialogue), si il ne comprend pas, recommencez jusqu’à obtenir une réponse de sa part. Si vous êtes trop lent dans la résistance votre cheval y répondra en s’y opposant (tout comme si vous tirez, quand on tire il y a un con et un cheval, comme on dit!) Je rappelle que le conflit ne mène à rien, ne l’entretenez pas, le cheval ne cherche jamais le conflit, c’est vous qui le créez. 
 

Avec quel cheval?

Concrètement, tout cheval peut être monté sans-mors, le temps de travail à pied selon le passé du cheval, son temps d’adaptation, d’autres facteurs peuvent déterminer cela. Mais généralement, il n’y a pas un type de cheval bien précis qui sort du lot pour monter sans mors. C’est à VOUS d’y croire et de le vouloir. Votre cheval n’est pas à convaincre, il l’est surement déjà.  De plus, les cavaliers sont réticents à cette idée, puisque le sans-mors est du travail en profondeur…surtout lorsque l’on sait que le « travail » en mors n’est que superficiel. Le cheval ne se soustrait qu’à l’action douloureuse du mors, main douce ou pas… L’outil est bel et bien dans la bouche de votre cheval.

Beaucoup pense qu’il est impossible de dresser, sauter sans mors. Mais… la plus part du temps ce sont ceux qui ne sont jamais montés comme cela, à part en ramenant leur chevaux au pré en licol, ou monter en carrière avec un licol en corde avec noeuds-machin-chouette pour faire comme Andy B. et monter en mors le lendemain ou pire même faire coucher leur chevaux pour avoir encore plus de fan sur leur fac* B**k. Bref… aucune déduction peut être envisagée sans état d’esprit qui voue à monter sans mors.

Une dernière chose à ajouter? 

On ne décide pas de monter son cheval sans mors sur un coup de tête, l’apprentissage n’est pas plus dur que de monter un escalier en étant unijambiste, mais ça demande du travail, de la réflexion, de l’attention (toujours être attentif à ce que le cheval tente de vous dire). On y va progressivement. Ce sont des codes à instaurer, une autre manière de voir les choses. C’est pour ça que le mieux est un encadrement approprié. Malheureusement c’est très rare de croiser sur son chemin une personne qui a les compétence, l’envie, et la perception de vous inculquer cela. J’espère que le monde équin évoluera un jour, l’équitation n’est pas une fin en soi, nous n’en sommes qu’aux balbutiements, je pense que nous sommes encore loin du compte.

Beaucoup montent leur chevaux sans-mors et s’attendent à avoir un cheval qui sait répondre à d’autres codes… c’est tout à fait faux. Ça n’est pas magique, ça le devient certes mais la monte sans mors demande du travail concret.

D’ailleurs, Où en sommes-nous?

A l’heure actuelle, nous avons énormément progressé. Il a une bonne impulsion, est déjà  léger, s’arrête avec peu de chose, commence à  se poser sur la main, commence à s’incurver…

Nous avons encore des progrès à faire, mais je ne doute pas une seule seconde que nous y arriverons.

Pour finir, quand on me parle d’anthropomorphisme, je ris. Il y a parfois des mots qui sont jetés à la figure de personne ayant une vision tout à fait opposées, pour se donner bonne conscience, se mentir à soi-même ne mène jamais bien loin, et encore moins à cheval. Une chance si il a bon coeur et peu de caractère. Lorsque le cheval sera capable de me dire : Le mors ne me fait pas souffrir, alors je me rangerai. Lorsque l’on aura fait une étude scientifique poussée et que l’on me certifiera que  le mors n’est pas un outil néfaste pour le cheval, alors j’arrêterai. Pour l’instant, nous sommes tous des ignorants cependant, des chercheurs ont hypothétiquement ouvert une porte (sur internet, circule un dossier d’étude qui prouve que le mors est à lui même un problème, cependant il y a juste après un article qui prône les bienfaits du bitless, de ce fait l’article est un peu… rabaissé!) qui vaudrait surement le coup, d’être maintenu et laissée ouverte, et non fermée  à double tour.

Comment avancer avec les chevaux si les cavaliers sont clos, eux-même à une autre vision du monde équestre?

Je ne peux rien vous certifier si ce n’est le changement positif de comportement des chevaux. Je ne cherche pas à avoir raison ou à avoir tord, je cherche seulement à trouver un semblant de réponse pour nous aider et aider les chevaux afin qu’ils prennent du plaisir à vivre VOTRE passion.

J’y réfléchis beaucoup, et je ne reste néanmoins pas fermer à une potentielle évolution, en revanche je me ferme à la régression, et le mors est une régression pour moi.

J’espère avancer positivement, on dit qu’il n’y a pas de vérités concernant les chevaux, peut-être que si. Mais peu de personne tente de la trouver, beaucoup reste avec ce qui leur convient humainement. Si l’on dit qu’il n’y a pas de vérités, comment avancer?

Il n’y a pas de méthodes pour aimer les animaux et vouloir leur bonheur. Reste à savoir comment chacun de nous le vois… leur bonheur.

Nos chevaux qui prennent la mou..sse!

Il n’est pas rare de voir un cheval saliver lors d’un travail en mors, il y a deux phénomènes très distincts dans ces cas-ci, la mousse qui est très légère ou très abondante et qui se forme tout autour de la bouche du cheval, ou il y a le filet de bave, qui dégouline en grosse goutte.

Qu’est-ce donc?

Un cheval qui mousse, bave, ou salive, c’est un cheval qui est soit disant décontracté. Tout comme un cheval qui ballote son mors, dans l’argot du cavalier ça veut dire :

Une mastication, un machouillage, mâchonnement, les cavaliers disent que le cheval « joue » avec son mors, et se décontracte la mâchoire. Le cavalier participe à cet exercice et joue dans ses doigts pour obtenir une mâchoire mobile, et souple. Dans leur éthique, un cheval qui ne mousse pas est un cheval contracté.

Des excuses? Ne sont-elles pas présentes ici pour la simple bonne conscience du cavalier?

En réalité, rien n’a jamais été prouvé là-dessus. On ne cherche pas plus loin, et on trouve une excuse qui peut tenir à peu près debout pour ne pas se retourner sur ce soucis. Mais, cela prend des proportions énormes car la majorité des cavaliers ne jurent que par cela : Petites perles que je trouve sur les forums

« Baaaaaaaaaaaheu, il se décontracte! Quand il salive, c’est qu’il est décontracté! Voilà!»
«Nan mais c’est normal hein, là il croque et joue avec son mors, c’est coul, il l’aime bien je crois! ♥♥♥»
« C’est le mors en cuivre, ça le fait baver c’est pour faire genre kisedécontracte! »
«J’donne un sucre avant, ça fait toujours saliver!»

« Help – mon cheval a de la bave qui sort de sa bouche, c’est la rage? » 
«Bah je sais pas… je comprend pas pourquoi il mousse de la bouche… c’est du shampoing? » 

Bref, vous l’aurez compris, c’est un gros méli-mélo, mais … ATTENTION  il n’y a pas que le mors dans l’histoire, il y a aussi les close-becs, poliment appelées les « muserolles : Française, Allemande, Croisée, Mexicaine, etc, etc,… » rajoutez-y une main sévère… et ça donne un sacré mélange bien corsé!

honteux

Photo prise sur google.

salivation

Pourquoi les chevaux salivent-ils avec un mors dans la bouche, dans ce cas?

Nous pensons que le mors est une gêne, lorsque nous même (sans anthropomorphisme) nous avons quelques choses dans la bouche qui nous gêne pour déglutir, nous salivons abondamment…(nous essayons de l’y enlever)   le mors empêche la déglutition normale, elle bloque la langue, obstrue la respiration, de (vraies études) démontrent également que déglutir, puis respirer est impossible. De plus, la muserolle y est également pour quelque chose, puisque l’on demande au cheval de fermer sa bouche, et donc de bloquer concrètement le mors (qui de plus, amplifie fortement l’action négative du mors!). Imaginez vous cinq minutes en ayant une barre plaquée contre votre langue, avec l’interdiction d’ouvrir la bouche et qu’en plus on la tripote.

Quelle horrible sensation. Est-ce normal de se laisser penser que c’est de la décontraction?

Comment obtenir une décontraction avec un objet qui vous crispe dans tous les cas?

 Et honnêtement, avez vous déjà vu un cheval saliver au pré? Est-il pour autant contracté?

Nous retrouvons cette mousse blanche autour de la bouche du cheval, en Rollkür… étrange non? Le cheval est décontracté dans ce cas-ci?

salivation2

«Mon cheval salive sans mors dans la bouche, pourquoi?»

Je vous inviterai bien à lire mes pensées souterraines sur le mors. Comme je le dis, le mors engendre des maux, et des habitudes psychologique et physiques. Comme nous, il peut mettre du temps avant de se remettre d’un chamboulement psychologique. Un cheval qui a été monté en mors ou en bride durant un certain nombre d’années, qui a eu pour habitude de saliver, va toujours avoir ce reflex; il va oublier de déglutir (et/ou se retenir) par habitude.

« A trop museler sa monture, on risque de se retrouver enfourchant un cheval de bois. »
 Driss Chraïbi  
 

salivation3